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La surveillance et les contrôles incessants à la frontière italienne font que les migrants prennent de plus en plus de risque pour passer de France en Italie, quitte à y laisser la vie. Nous relayons ce communiqué de Roya citoyenne et RESF 06 qui pleure les morts de la vallée de la Roya et s'indigne du non respect du droit d'asile.

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Bambino est un très jeune soudanais arrivé au Centre d'Hébergement d'Urgence de Mézy-sur-Seine en août 2016. Beaucoup plus jeune que tous les autres résidents, tous l'appellent « le Bambino » .  Nous l'appellerons aussi comme cela.

Pourquoi Bambino se retrouve-t-il dans le cadre de procédures réservées aux majeurs ?

Bambino se dit orphelin : c'est la guerre civile au Darfour.  Après un long périple depuis le Soudan, il est arrivé en Italie.

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Vendredi 10 mars 2017, la France a tenté d'expulser vers la Norvège Farhad, jeune Afghan de 24 ans menacé de mort par les talibans du fait de son travail avec l'ONU lors de l'organisation des élections. Mais la Norvège avait refusé sa demande d'asile et s'apprêtait donc à le renvoyer en Afghanistan, renvoi rendu plus facile depuis les récents accords signés avec l'Afghanistan. Heureusement, la mobilisation des militants à l'aéroport et l'indignation des passagers qui ont empêché le décollage ont permi d'éviter cette expulsion dont les conséquences pourraient être dramatiques. Mais Farhad n'a tout de même pas été libéré... Il a livré à StreetVox un témoignage édifiant où il raconte les raisons de sa fuite et les conditions épouvantables dans lesquelles il a vécut en Europe.

Mohammed Moussa a été expulsé vers le Soudan jeudi 16 mars 2017 (voir cet article des Passeurs d'hospitalité). Nous partageons ici le témoignage qu'il a livré au collectif La Chapelle Debout pour qu'il soit publié. Rappelons que la guerre fait toujours rage au Soudan, que le dirigeant serait susceptible d'être poursuivi pour crime contre l'humanité et que la famine sévit dans une partie du pays...

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Encore un exemple du business juteux que représente la politique migratoire occidentale... L'entreprise française Lafarge envisage de construire le "mur de la honte", l'un des projets les plus contestés au monde, qui devrait séparer les Etats-Unis du Mexique.

Une pétition est en ligne, signez là si vous aussi vous êtes révolté à l'idée qu'un entreprise française mette au point le projet délirant de Donald Trump.

Une entreprise française envisage de construire le mur du Mexique

 

La situation à Paris dans et autour du camp « humanitaire » créé pour l’accueil des migrant⋅e⋅s arrivant dans la capitale est aujourd’hui alarmante. Le camp, évidemment sous-dimensionné, ne parvient pas à accueillir les nouveaux venus parce que le dispositif qui devait permettre un « turn-over », grâce à la création de places d’hébergement où envoyer les personnes ensuite, est lui-même saturé. Des hommes, des femmes, des enfants, dont de nombreux mineurs isolés, qui pour la plupart ont fui des contextes dramatiques et connu des parcours migratoires douloureux, sont laissé⋅e⋅s à la rue, sans accès à l’information sur leurs droits. Nombreux sont les témoignages de violences policières envers les personnes qui, privées d’abri, tentent de se regrouper et improvisent des campements informels dans divers endroits à proximité du centre.

Les personnes qui parviennent à y être admises, elles, se heurtent àtoutes sortes d’obstacles pour déposer une demande d’asile. Leurs empreintes sont recueillies à un guichet, le CESA, spécialement ouvert pour les exilés ayant transité par ce camp. Si une demande de protection de leur part a été enregistrée dans un autre pays, le « transfert » vers ce pays est organisé selon une procédure expéditive contre laquelle les recours sont très difficiles à intenter. S’ils n’ont pas formulé de demande d’asile dans les pays traversés, ils doivent attendre parfois plusieurs semaines ou mois une convocation en préfecture, la procédure normale d’enregistrement d’une demande d’asile, qui doit selon la loi se faire dans les trois jours, leur étant fermée. Le dispositif « d’accueil » fonctionne ainsi comme un piège.

En octobre 2016, le Gisti avait, dans une tribune intitulée "Humanitaire ou pas, un camp est un camp" exprimé ses craintes et posé à Anne Hidalgo, maire de Paris, "11 questions avant l’ouverture du camp de Paris" . Le Gisti n’a jamais reçu réponse à ces questions. Quatre mois après l’ouverture du camp, le bilan de ce dispositif montre que ces craintes, partagées par d’autres, étaient fondées.


Présenté comme une « alternative aux campements indignes », un lieu permettant la « mise à l’abri » des exilé⋅e⋅s avant leur « orientation », ce camp, dont l’ouverture a été décidée par la Mairie de Paris et la gestion confiée à Emmaüs Solidarité, n’aura pas fait illusion très longtemps. Quelques mois après sa mise en place, le constat est sans appel : en fait d’hospitalité, c’est bien de contrôle et de violences dont le camp se révèle être l’instrument. En prétendant ne s’occuper que de la « mise à l’abri » des exilé⋅e⋅s sans prendre en compte la situation juridique et le devenir des gens qui passeront par ce sas, les promoteurs de cette initiative se retrouvent aujourd’hui au mieux les otages d’une politique inhumaine, au pire ses complices.

Voir pour une analyse plus détaillée : Tribune "Le camp humanitaire parisien, suite : un piège pour les exilés"

A Paris, Calais ou dans la vallée de la Roya, les interpellations et procès contre des citoyens ayant manifesté leur solidarité vis à vis des migrants se multiplient. Voici quelques liens pour réfléchir au délit de solidarité, qu'il consiste à transporter des personnes en difficulté ou simplement à fournir des repas aux personnes refusées par les centres d'hébergement...

Des migrants du centre de la Croix-Rouge à Champcueil,
entrés en grève de la faim mardi, appellent à un rassemblement, 
samedi 11 mars, à 11h, devant devant le centre*
Voici leur communiqué :
A tous les militants et personnes solidaires avec les réfugiés et à toutes les organisations de la société civile.
Nous les réfugiés hébergés dans le centre de la Croix-Rouge à Champcueil, vous informons que nous sommes en grève de la faim depuis mardi 7 mars 2017 et ce jusqu'à ce que soit résolus les problèmes des réfugiés dans ce centre :

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A l'heure où les procès pour délit de solidarité se multiplient à travers la France, nous relayons un très bel appel lancé par l'Union juive française pour la Paix, membre de Délinquants Solidaires.

Manifeste des enfants cachés

L’heure est à la renaissance d’un délit de solidarité. Dans la vallée de la Roya, à Calais, à Paris, à Norrent-Fontes, à Boulogne, à Loos, à Perpignan, à St-Etienne, à Meaux… de militants et des citoyens qui ont manifesté concrètement leur solidarité désintéressée aux réfugiés ou aux Roms, sont intimidés, menacés, poursuivis par les Autorités.

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