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Nous relayons la lettre que les demandeurs d'asile soudanais du centre d'hébergement d'Auxerre ont adressée aux autorités pour demander la protection de la France. Ils témoignent des raisons qui les ont poussées à fuir leur pays et des conditions éprouvantes dans lesquelles ils ont fait le trajet jusqu'en France.

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Nous relayons ce reportage sur la situation des enfants sans-papiers à Mayotte. Dans ce département français situé à quelques dizaines de kilomètres des Comorres, la politique migratoire y est menée avec un mépris total des droits de l'enfant : on expulse les parents sans les enfants ou les enfants sans les parents ! Privés de leurs parents, non scolarisés, les jeunes survivent dans des bidonvilles grâce à la solidarité des habitants et des associations. Et quand on lit que l'un d'eux envisage de rejoindre Madagascar car il pense que la vie y serait meilleure, on se dit qu'on est tombé bien bas...

 

La France est l'un des pays où il est le plus difficile d'obtenir l'asile : en 2015, elle a 67% des demandes ont été rejetées contre 47% en moyenne en Europe ce qui nous met au 25ème rang européen... Pourtant, contrairement à une croyance malheureusement répandue, la France est loin d'être submergée de demandes : en 2015, sur les 24,5 millions de personnes qui ont été contraintes à fuir leur pays à travers le monde,  1,26 millions ont déposé une demande d'asile en Europe dont 74 468 en France. Parmi les quelques 40 000 personnes qui sont chaque année déboutées du droit d’asile en France, certaines ont subi des actes de torture ou d’autres formes de violence politique. Au Centre Primo Levi qui accueille et soigne spécifiquement ces personnes, plus de la moitié des patients suivis en 2015 ont été déboutés du droit d’asile. Nous partageons le rapport qu'il publie sur les failles de la procédure d'asile qui mène à de telles situations aberrantes.


Nous partageons le rapport de Migreurop sur le business associé à la détention des migrants dans l'Union européenne.

Pour gérer la question migratoire, les gouvernements adoptent, comme dans de nombreux domaines d'intêret général (éducation, énergie, eau, transports, santé...), des politiques où la question de la rentabilité prime sur les problèmes humains. La "solution" qui est alors généralement employée est la privatisation qui parie sur la concurrence entre les entreprises pour maintenir des prix bas.  Mais pour maximiser leurs profits, ce sont sur les droits fondamentaux des migrants qu'elles économisent... Le rapport montre comment ces dernières années la détention des migrants est devenue "une filière très porteuse" qui profite notamment aux multinationales. En Italie, les réseaux mafieux y sont même fortement impliqués ! Enfin, et on le voit bien dans de nombreux centres d'hébergement, qu'ils soient gérés par Emmaüs, la Croix Rouge ou Coallia, les ONGs sont parfois instrumentalisées par les gouvernements à qui elles permettent de se mettre à distance de leurs responsabilités.

Pour plus d'informations sur le business lié à la gestion des frontières (surveillance, détention, expulsions), Claire Rodier avait publié en 2012 le livre Xénophobie business.

La détention des migrants en Europe est aussi au coeur des très beaux films du réalisateur suisse Fernand Melgar La forteresse et Vol Spécial.

Nous relayons la lettre ouverte d'un militant de RESF à Bruno Le Roux qui dénonce la tentative d'expulsion d'un père de famille qui vit en France depuis quinze ans ! M. Tounkara a réussi à refuser l'embarquement grâce à sa détermination et à la mobilisation des passagers de l'avion. Il est actuellement en centre de rétention. Sa femme, enceinte, et ses deux enfants sont sans ressources et ne mangent que grâce à la solidarité des habitants des Ulis... ...continuer la lecture de "Tentative d’expulsion d’un père de famille, en France depuis quinze ans"

L'Erythrée est l'un des pays dont les ressortissants arrivent les plus nombreux sur les côtes européennes de la Méditerranée. Si ce pays méconnu fait rarement la une des médias, il n'en est pas moins sous le joug d'une des dictatures les plus féroces de la planète : liberté de la presse inexistante, conscription à vie, traitements dégradants... (voir cet article du Monde). Depuis dix ans, plusieurs centaines de milliers d'Erythréens ont pris le chemin de l'exil au péril de leur vie.

Voici le témoignage poignant d'un de ces migrants survivants : temoignage-de-samson-erythreen

Notons les raisons qui le poussent à vouloir s'établir au Royaume Uni plutôt qu'en France mais aussi le fait qu'une personne l'ayant accueilli et nourri a été mise en examen pour aide au séjour irrégulier, le fameux délit de solidarité !

En dépit de la situation politique de l'Erythrée, le gouvernement vient malgré tout d'expulser un migrant érythréen vers le Soudan qui a ensuite toute lattitude pour le renvoyer dans son pays où il risque la mort (voir ce message sur le site des Passeurs d'hospitalité).

Témoignage d'un migrant érythréen

Nous partageons les travaux du réseau Migreurop sur la problématique des camps de réfugiés à l'intérieur et à l'extérieur des frontières de l'Union européenne. Migreurop rapelle ainsi que les politiques de maltraitance et de refoulement des exilés ne sont pas propres aux régimes dirigés par des leaders explicitement xénophobes : depuis une vingtaine d’années, elles sont au cœur des politiques d’externalisation de l’asile et de contrôle des frontières extérieures promues par l’Union européenne.
 
Comme Migreurop, le Cercle de silence de Paris demande la fermeture de tous les camps et le respect de la liberté de circulation et d'installation pour toutes et tous.
 

Nous relayons la pétition lancée par RESF94 en faveur de M. Ntinu, père d’Hélène Ntinu, scolarisée depuis leur arrivée en France en 2012 à l’école Albert Camus de Créteil.

Il faut lever l’OQTF de M.Ntinu et lui accorder le droit au séjour !

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Le démantèlement du bidonville de Calais a commencé aujourd'hui, lundi 24 octobre 2016. Ce sont environ 7000 personnes, dont 1200 enfants isolés, qui doivent être expulsés dans les prochains jours. L'opération, présentée comme humanitaire, mobilise plusieurs milliers de policiers et gendarmes mais étrangement pas de travailleurs sociaux. Les associations dénoncent une action entreprise dans la précipitation. Les mineurs n'ont pas été repérés, rien n'a été entrepris pour s'assurer de la continuité des soins des personnes malades... Et depuis son instigation, le dispositif des CAO (centres d'accueil et d'orientation) a brillé par son échec : plus de la moitié des personnes repartent vers Calais au bout d'une journée... Rien n'est en effet mis en place pour les migrants souhaitant demander l'asile en Angleterre ou y rejoindre leur famille... Et pendant qu'on démantèle le camp, de nouvelles personnes arrivent à Calais pour lesquelles rien n'a été prévu.

Le quotidien Reporterre (média libre) a publié aujourd'hui un article édifiant sur ce qui se passe actuellement à Calais. Il nous fait aussi réfléchir sur les couts engendrés par la militarisation du bidonville. Cet argent ne servirait-il pas plus efficacement à la mise en place de structures d'accueil dignes, à l'accompagnement des demandeurs d'asile, à la prise en charge des enfants ou aux soins des arrivants dont beaucoup ont connu la torture ou la violence ? Pour plus d'information sur la situation à Calais, voir également le blog des Passeurs d'hospitalité.

Aujourd'hui, un rassemblement est prévu à 18h devant les services centraux du ministère de l'Intérieur (18-20 rue des Pyrénées, Paris 20è) pour marquer notre solidarité envers les réfugiés et exprimer notre indignation face à cette violence que le gouvernement leur fait subir en notre nom.

Démantèlement du bidonville de Calais : ne restons pas silencieux

Combien de fois entend-on dire que l'Europe en crise n'a pas les moyens d'accueillir les réfugiés, que les migrants prennent le travail des français, qu'ils profitent des aides sans cottiser alors que tant de gens ont du mal à se soigner ? Il est facile de monter les pauvres, les précaires, les chômeurs les uns contre les autres, oubliant les inégalités criantes dans la répartition des richesses (les 62 personnes les plus riches détiennent autant que les 3,5 milliards les plus pauvres). Dans cette vidéo, Aboubakar Soumahoro, membre italien de la Coalition internationale des sans-papiers et migrants (CISPM) nous rappelle au contraire que la lutte des sans papiers, c'est la lutte des pauvres, des précaires, des chômeurs, des étudiants et de tous les exclus. Il nous appelle à l'unité et à la convergence des luttes avec une force et une gravité exceptionnelles.

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