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Nous partageons les travaux du réseau Migreurop sur la problématique des camps de réfugiés à l'intérieur et à l'extérieur des frontières de l'Union européenne. Migreurop rapelle ainsi que les politiques de maltraitance et de refoulement des exilés ne sont pas propres aux régimes dirigés par des leaders explicitement xénophobes : depuis une vingtaine d’années, elles sont au cœur des politiques d’externalisation de l’asile et de contrôle des frontières extérieures promues par l’Union européenne.
 
Comme Migreurop, le Cercle de silence de Paris demande la fermeture de tous les camps et le respect de la liberté de circulation et d'installation pour toutes et tous.
 

Vous souhaitez aider les réfugiés près de chez vous mais ne savez pas comment ? Le site http://aiderlesrefugies.fr recense les initiatives de solidarité mises en oeuvre (dons, hébergement...) et vous permet aussi d'en proposer de nouvelles.

L'association Utopia56 propose du bénévolat auprès des réfugiés à Calais et à Paris. Voici en particulier une carte des points de collecte (alimentation, vêtements, matériel de couchage...) dans Paris.

Commencer à monter l'escalier même si on ne voit que la première marche

Nous ne courrons pas après vos allocations
Lors du conseil municipal du 29 septembre 2016, Daniel Breuiller, maire d’Arcueil, a répondu au vœu du Front National intitulé « ma ville sans migrants ». Un texte fort que nous souhaitons partager avec vous.
"Ce vœu est une insulte à l’histoire de notre pays et de notre commune.
Je vais vous rappeler la Constitution de 1793 :
« Tout étranger âgé de 21 ans, qui domicilié en France, y vit de son travail, ou acquiert une propriété ou épouse une française ou adopte un enfant ou nourrit un vieillard, tout étranger enfin, qui sera jugé par le corps législatif avoir bien mérité de l’humanité, est admis à l’exercice des droits des citoyens français. »
Voilà plus de deux siècles, la République se définissait ouverte et accueillante. Votre pensée est moyenâgeuse.

L'ONG de défense des Droits de l'Homme Human RIghts Watch a publié un rapport dénoçant les violences policières dont sont victimes les réfugiés à la frontière entre la Serbie et la Hongrie. Deux jours plus tard, le porte parole du Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU  a accusé la Hongrie de ne pas respecter le droit d'asile et les lois européennes et internationales. Une pétition est en ligne pour demander à la Commission européenne Hongrie de prendre des sanctions à l'égard de la Hongrie.

...continuer la lecture de "Les réfugiés victimes de violences policières en Hongrie"

La préfecture a saisi le tribunal administratif de Lille pour demander la destruction de des commerces et des restaurants du bidonville de Calais. Elle demande entre autre la fermeture du Kids Café tenu par l'association anglaise Jungle Books.

fermeture du kids cafe ...continuer la lecture de "Non à la fermeture du Kids Café à Calais"

A l'occasion de la journée mondiale des réfugiés du 20 juin, la Cimade et Amnesty International ont lancé deux pétitions pour l'accueil des réfugiés.

La première demande aux pouvoirs publics d'agir pour améliorer les conditions d'accueil des réfugiés.

La seconde demande à la France de délivrer davantage de visas aux réfugiés et de mettre en place des voies sures pour mettre les populations à l'abris.

Signons pour un accueil digne de tous ceux qui fuient la guerre et viennent en Europe chercher la paix !

Pour l'accueil des réfugiés

Environ 125000 personnes présentes sur le territoire français ont été victimes de torture, violence extrême et traitements dégradants avant leur arrivée. Ce sont des hommes, des femmes mais aussi des enfants qui ont vécu l'horreur et en restent traumatisés.

A leur arrivée en Europe, leurs conditions de vie extrêmement précaires aggravent les traumatismes vécus. La mise en place de soins pour les réfugiés est un véritable enjeu de santé publique.

C'est pourquoi le Centre Primo Lévi a lancé une pétition pour demander à l'Etat français de prendre urgemment les mesures nécessaires à la prise en charge adaptée des réfugiés victimes de torture. Le droit à la réhabilitation des victimes de torture est d'ailleurs reconnu par l’article 14 de la Convention internationale contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Le Cercle de silence demande des soins pour les réfugiés

Quelques jours avant la mise en oeuvre de l'accord contreversé UE-Turquie, Amnesty International publiait un rapport (en anglais) dénonçant les violations du droit international commises en Turquie. Des chercheurs de l'organisation ont ainsi récolté de nombreux témoignages mettant en évidence des expulsions forcées de Syriens. Ils estiment que, depuis la fin janvier, la Turquie aurait renvoyé de force quotidiennement une centaine de réfugiés. Les témoins affirment que, parmi eux, se trouvaient des femmes enceintes (dont une de neuf mois) et des enfants, certains ayant été séparés de leurs parents. Ces expulsions frappent les réfugiés non enregistrés mais également des personnes qui ne portaient pas leur récepissé sur elles au moment de leur interpellation.

Une situation sanitaire déplorable

Le rapport dénonce également la situation sanitaire désastreuse des camps de réfugiés à la frontière entre la Turquie et la Syrie. Dans certains, plus de 50000 personnes s'entassent sans eau potable ni système d'assainissement. Les conditions de sécurité sont aussi des plus précaires, des cas de prise d'otages contre rançon ayant été signalés.

La Turquie, un pays sûr ?

Cette enquête vient confirmer le fait que la Turquie est loin d'être un pays sûr pour les réfugiés. En effet, elle viole déjà le droit international qui interdit la déportation d'individus vers des zones de guerre. On peut également douter que les trois milliards d'euros censés aider le pays à prendre soin des réfugiés atteindront bien leurs destinataires... On voit mal aussi comment l'accord servira la volonté affichée des gouvernements de lutter contre les passeurs. En effet, comme l'indique ce rapport, la frontière entre la Turquie et la Syrie est de plus en plus hermétiquement fermée. Et c'est justement cela qui contraint les réfugiés à recourir à ces trafiquants qui demandent la modique somme de mille dollars par personne pour rejoindre la Turquie...

 

D'après un rapport d'Amnesty International, des migrants afghans ont été expulsés de force de la Turquie vers l'Afganistan où ils sont sous la menace des talibans. Cela montre une fois de plus que l'accord EU-Turquie est inacceptable, la Turquie n'étant clairement pas un pays sûr pour les réfugiés. Au lieu de financer des camps de rétention en Turquie, l'Europe devrait plutôt œuvrer à un accueil communautaire des réfugiés. Nous vous invitons à nous rejoindre vendredi 15 avril au Cercle de Silence pour manifester avec nous votre indignation.